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Vie locale

PFAS : une MENACE à CERNER pour mieux y faire face

© EDER - sock.adobe.com

Qualifiés de « polluants éternels » en raison de leur grande persistance dans l’environnement, les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) constituent un enjeu croissant pour la qualité de l’eau, la santé humaine et celle des écosystèmes. Les travaux scientifiques récents confirment l’urgence d’une réponse coordonnée. Menée le long de la Garonne et de la Gironde par le CNRS et l’IRD*, l’étude Garbure a mis en évidence une présence systématique de ces molécules dans les cours d’eau, avec des concentrations plus soutenues à proximité des zones urbaines et industrielles.

Pour contrer cette réalité, le comité de bassin Adour-Garonne déploie une stratégie articulée autour de cinq axes : renforcer la surveillance des milieux, identifier les sources de contamination, anticiper les solutions de traitement, soutenir la recherche et favoriser le partage des connaissances. Sur le terrain, l’acquisition de données s’intensifie, à l’image des campagnes de mesure menées dans les eaux souterraines pour caractériser finement la présence des PFAS sur le territoire.

Cette démarche implique d’agir directement à la source en accompagnant les industries, les activités agricoles et les stations d’épuration pour réduire leurs rejets. La réponse s’appuie également sur un cadre réglementaire via l’interdiction de nombreuses utilisations non essentielles dès 2026 ainsi que sur des expérimentations pilotes de traitement sur les installations de potabilisation et d’assainissement. Enfin, l’instauration d’une redevance sur les rejets industriels à partir de septembre 2026 concrétise le principe pollueur-payeur et fixe un objectif de réduction des émissions de 70 % d’ici 2027 et de 100 % à l’horizon 2030.

CNRS et IRD* : Centre National de la Recherche Scientifique et Institut de Recherche pour le Développement.