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Économie

Le secteur du tourisme dans la tourmente

Le secteur du tourisme a été l’un des premiers frappé par la crise Covid-19

Le secteur du tourisme a été l’un des premiers frappé par la crise Covid-19

Avec 10 milliards de manque à gagner sur le premier quadrimestre, le tourisme est l’une des filières les plus touchées par la crise du Covid-19 en France, avec en première ligne, les agences de voyage.

Même avant qu’Édouard Philippe annonce de nouvelles dispositions afin de lutter contre la propagation du Covid- 19, le secteur du tourisme faisait déjà face à de grandes difficultés. « Depuis 10 jours c’est très calme, et l’annonce d’Emmanuel Macron a fait l’effet d’une bombe. Tous les voyages à court terme qui étaient encore maintenus sont annulés. » confiait samedi après-midi Vanessa Taillandier, la directrice de MOP Voyages Aquitaine à Pau.

États-Unis, Maldives, Inde ou encore Vietnam, de plus en plus de pays prennent la décision de fermer leurs accès aux français, ce qui ne facilite pas leur travail « On est obligé d’attendre les conditions d’annulations pour pouvoir annuler sans frais. Par exemple le Maroc, avant qu’ils ferment les frontières, on ne pouvait rien faire. On vit dans l’attente des directives des compagnies et des voyagistes ». Les vols intérieurs connaissent également une cascade d’annulation avec l’arrêt total des réunions d’entreprises sur la capitale.

Une crise qui pourrait être dramatique

« C’est déjà compliqué vu qu’il n’y a pas de rentrée. Ça pourrait devenir dramatique si cela dure plus de 3 mois » affirmait la directrice de l’agence de voyage Paloise qui prévoyait déjà de prendre des dispositions « Pour mon unique employée, je vais devoir remplir un dossier de chômage technique, qu’elle ait la certitude d’être rémunérée ».

Le report des charges rendu possible par le gouvernement est également une solution envisagée, mais ce n’est qu’une solution à court terme. « Le problème c’est qu’à force, on va se retrouver à devoir payer 6 mois en octobre ».

De nouvelles annonces qui sonnent comme un coup d’arrêt

Les nouvelles dispositions prises depuis ce samedi sonnent comme un coup d’arrêt pour le secteur du tourisme. Notamment pour les agences de voyages, qui connaissent en général en mars l’une des meilleures périodes de l’année.

En France, « le manque à gagner va se monter à environ 10 milliards d'euros pour les quatre premiers mois de l'année pour la filière tourisme » annonçait vendredi à l’AFP, le secrétaire d'État au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. Un chiffre qui sera sûrement revu à la hausse vu le changement de contexte depuis samedi soir.