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Vie locale

Face au pic du Covid-19, une réponse collective

Avec ses équipes, Michel Glanes coordonne la gestion de crise sur le territoire

Avec ses équipes, Michel Glanes coordonne la gestion de crise sur le territoire

Pour faire face à l’épidémie, le Centre Hospitalier de Bayonne s’est organisé pour la gestion de la crise. Mais au-delà de l’établissement phare du quartier Saint-Léon, c’est toute la filière santé qui se voit mobilisée. L’objectif est clair : prendre en charge les patients porteurs du Covid- 19 tout en garantissant l’accueil des autres patients nécessitant des soins qui ne peuvent être reportés.

En cette période de crise sans précédent, Michel Glanes enchaîne les (visio) réunions. Car la réponse au phénomène ne peut être que collective, « nous sommes organisés à l’échelle du territoire » précise le directeur du Centre Hospitalier de Bayonne. Secteur public comme privé, hôpitaux, cliniques, établissements de soins de suite et médecine de ville sont impliqués dans le dispositif. « Nous avons besoin de tous les professionnels de santé » ajoute le directeur. Non seulement, le personnel du centre hospitalier a été redéployé en interne, mais des transferts de patients comme la mise à disposition de personnel sont envisagés.

Des masques à nouveau disponibles

En attendant ce pic, le personnel peut désormais compter sur des masques. « Tous les soignants prenant en charge des patients liés au Covid-19, ont un masque toutes les 4 heures » assure Stéphanie Bordes Couecou, médecin hygiéniste. Pour l’extérieur, l’hôpital centralise la dotation de masques, « notre rôle sera de les distribuer aux professionnels de santé » explique Michel Glanes. « En ville ce sont les pharmacies qui sont alimentées, pour approvisionner les Cabinets de ville » ajoute-t-il.

Pas de dépistage généralisé

Pour les personnes présentant des symptômes, un seul reflexe ; téléphoner au médecin traitant. Ensuite, en cas d’aggravation respiratoire, appeler le 15. Pour ces personnes, le test n’est pas automatique. Cette décision appartient aux infectiologues référents. Selon Heidi Wille, « il n’est pas pertinent de dépister à grande échelle car nous savons que le virus est partout ». Il s’agit là d’une « stratégie habituelle pour toutes les épidémies virales, comme la grippe par exemple » poursuit la cheffe du service maladies infectieuses.

de consultations dans les communes

Pour les médecins traitants, une solution est préparée pour recevoir et consulter dans des lieux adaptés en collaboration avec les établissements de soins de proximité, les mairies et les associations croix rouge ou protection civile. Ces centres de consultations médicales avancées voient le jour dans différentes communes. Ce qui demande « une grande coordination entre les initiatives locales et le centre hospitalier » précise Michel Glanes. Pour les patients avérés, la prise en charge est envisagée au sein d’une unité confinée de l’hôpital, dont la capacité peut être portée à 42 lits.

Continuité des soins pour les autres patients

Pour les personnes non concernées par le Covid-19, elles peuvent être prises en charge par les urgences adultes, pédiatriques, gynécologie-maternité et psychiatrie. Afin d’assurer les soins sur tous les fronts, les opérations et consultations programmées et non urgentes ont été reportées. Toutes les prises en charge indispensables et urgentes (urgences, cancérologie, maternité) continuent d’être assurées, tant par le Centre Hospitalier de Bayonne que par l’ensemble des établissements du Pays Basque.

Une réponse à l’échelle locale impliquant tous les acteurs du secteur de la santé. « Quelle que soit l’intensité de la montée en charge, nous nous sommes préparés au vu de l’expérience de territoires plus fortement touchés, notamment l’Est ». Ne reste plus aux français qu’à rester disciplinés. « Seules les mesures barrières et de confinement, respectées de manière stricte, peuvent permettre de lisser le pic épidémiologique » conclut-il.