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Vie locale

Un FONDS exceptionnel de 3 millions d’euros après les intempéries hivernales

© Région Nouvelle-Aquitaine / Sébastien Blanquet-Rivière

Face aux dégâts majeurs causés par les intempéries exceptionnelles de cet hiver, la Région Nouvelle-Aquitaine déploie un dispositif d’urgence pour soutenir collectivités, entreprises et infrastructures hydrauliques.

Réunis en séance plénière le 2 avril 2026, les élus régionaux de Nouvelle-Aquitaine ont voté la création d’un fonds exceptionnel de 3 millions d’euros. Cette enveloppe vise à répondre aux conséquences des intempéries de l’hiver, reconnues comme catastrophe naturelle par l’État. « Il s’agit d’un effort de solidarité territoriale indispensable », a souligné Alain Rousset, Président du Conseil régional, tout en rappelant l’enjeu d’adaptation au changement climatique.

Un soutien ciblé pour relancer les territoires

Le fonds se répartit en trois volets : 30 % pour les collectivités, 35 % pour les entreprises, commerces, TPE/PME, et maraîchers, et 35 % pour les digues et ouvrages hydrauliques. Les opérations éligibles doivent être obligatoirement situées dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle, et les dépenses liées aux dommages apparus au cours de l’épisode d’inondations de février 2026. L’aide régionale intervient en complément des indemnisations d’assurance et autres financeurs publics. Une procédure d’instruction accélérée est mise en place.

Les entreprises, commerces et petites exploitations agricoles pourront financer réparations, renouvellement de matériel et reprise d’activité. Une aide spécifique, plafonnée à 10.000 euros, est prévue pour certains établissements habituellement exclus des dispositifs régionaux.

Anticiper les risques climatiques de demain

Au-delà de l’urgence, la Région Nouvelle-Aquitaine entend renforcer sa stratégie d’adaptation. Elle mobilisera ses programmes scientifiques pour mieux comprendre les phénomènes climatiques et améliorer la prévention des inondations. Urbanisme, gestion des risques, financement des infrastructures ou encore inégalités territoriales seront au cœur des travaux à venir, en lien avec les agences de l’eau.