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Juridique

Tribunal Judiciaire de Bayonne : QUATRE MAGISTRATS viennent renforcer une Juridiction sous pression

De gauche à droite, de haut en bas : Guillaume Puygrenier, Julie Gaston, Caroline Durin-Ravelonandro et Emma Dorangeon © CJ

Lundi 28 septembre 2026, le Tribunal Judiciaire de Bayonne tenait son audience solennelle d’installation. L’événement a été l’occasion de présenter officiellement quatre nouveaux magistrats venus prêter main-forte à la Juridiction en lui procurant « un visage nouveau », selon les mots de la Procureure de la République, Mariel Garrigos.

Devant un parterre de personnalités civiles et militaires, d’élus et de responsables des forces de l’ordre, Florence Bouvier, Présidente du Tribunal Judiciaire de Bayonne, et Mariel Garrigos, Procureure de la République, ont dressé le portrait d’une juridiction confrontée à une activité soutenue, à des stocks encore importants et à une pression croissante qui pèse sur toute la chaîne pénale.

Guillaume Puygrenier, Julie Gaston et Caroline Durin- Ravelonandro rejoignent le siège comme premier Viceprésident et Vice-présidentes, tandis qu’Emma Dorangeon intègre le Parquet comme Substitut du procureur. Tous quatre ont pris leurs fonctions mardi 1er septembre 2026. Ces arrivées coïncident avec un contexte marqué par une forte progression de l’activité pénale, notamment en matière d’atteintes aux personnes et de contentieux impliquant des mineurs, alors que les moyens restent insuffisants.

Les mineurs au cœur des préoccupations

Le contentieux des mineurs et la protection de l’enfance ont occupé une place centrale dans les interventions de cette audience solennelle. Face aux évolutions du débat public et aux récents drames, la Procureure de la République a tenu à poser un diagnostic franc et brutal : « Nous ne pouvons pas, aujourd’hui, faire comme si le ciel était sans nuages. Notre société traverse une crise de confiance aiguë, exacerbée par des drames qui touchent à ce que nous avons de plus sacré : l’enfance », a déclaré Mariel Garrigos. L’écho de l’affaire Lyhanna et ses répercussions sur l’ensemble de la chaîne pénale ont conduit la Juridiction à renforcer ses exigences de contrôle, notamment sur le traitement des infractions sexuelles sur mineurs. Durant l’été, en l’espace de quinze jours, une opération exceptionnelle menée conjointement par le Parquet, les forces de l’ordre, les services hospitaliers et les associations d’aide aux victimes a permis de passer intégralement en revue 391 procédures relatives à des violences sexuelles sur mineurs.

Au Siège, le pôle des mineurs demeure tout aussi sollicité, avec deux Juges des enfants ayant la charge de plus de 1 000 dossiers d’assistance éducative au civil, soit 1 500 mineurs suivis, tout cela en traitant en moyenne une centaine d’affaires pénales par an.

Une activité pénale en forte tension

Les chiffres présentés lors de l’audience montrent une nette hausse de l’activité pénale au sein de la Juridiction bayonnaise. Le Parquet a ainsi enregistré 23 000 procédures au cours de l’année 2025. Entre le 1er janvier et le 31 août 2026, 1 384 mesures de garde à vue ont été ordonnées, soit une moyenne de 40 par semaine, avec des pics atteignant 70 sur une semaine et 30 sur un seul week-end.

Cette pression s’illustre particulièrement au premier semestre 2026, où...

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