Tendances économiques en Nouvelle-Aquitaine - Janvier 2026
En janvier, l’activité économique progresse dans l’industrie, les services et le bâtiment avec des contrastes persistants entre secteurs, à l’image du constat national.
Ainsi, la production industrielle connaît une reprise. Le rebond de la production dans des sous-secteurs davantage en difficulté les mois précédents (les filières bois et métallurgie notamment) compense le léger recul constaté dans l’aéronautique et la pause dans la fabrication d’équipements électroniques. La demande s’anime quelque peu, portée par les commandes à l’exportation. Les trésoreries restent sous tension.
L’activité se renforce de nouveau dans les services marchands mais certains segments (restauration, coiffure) accusent un repli des prestations plus marqué que de coutume en début d’année. La demande d’intérimaires reste toujours erratique dans l’industrie, agroalimentaire notamment, et le BTP. La concurrence ne faiblit pas et dans ce contexte, les hausses de tarifs sont freinées.
Le bâtiment progresse contrairement aux prévisions des chefs d’entreprise du mois précédent. Le sursaut inattendu dans le second œuvre masque le recul des chantiers du gros œuvre. Les appels d'offres restent longs à se finaliser ; la concurrence continue de peser sur le tarif des devis.
En février selon les anticipations des chefs d’entreprise, l’activité progresserait quelque peu dans l’industrie et les services, et se contracterait légèrement dans le bâtiment.
Industrie
La production industrielle se redresse après le recul observé en fin d’année. Cette amélioration concerne principalement les secteurs qui s’étaient montrés les moins dynamiques ces derniers mois, notamment la transformation du bois, les produits non métalliques (caoutchouc, plastique, verre) ainsi que la métallurgie.
La transformation alimentaire poursuit sa hausse. À l’opposé, l’aéronautique qui demeure très porteuse, connaît un léger ralentissement.
Les carnets de commandes restent jugés dégarnis dans la majorité des secteurs, bien qu’en légère amélioration y compris à l’export. Les stocks de produits finis et en cours restent élevés.
Pour février, selon les anticipations des chefs d’entreprise, l’activité progresserait quelque peu.
Industrie alimentaire
La production s’accroît et accompagne une hausse des livraisons dans tous les sous-secteurs. Le volume des expéditions des boissons alcooliques notamment y participe porté par le Nouvel An chinois et l’impact, avec décalage, de la réouverture des Duty free. Les coûts des matières premières restent élevés (notamment veau, bœuf) entraînant des hausses de prix et des renégociations avec la grande distribution.
L’équilibre des trésoreries demeure fragilisé. La demande augmente nettement tant sur le marché domestique qu’à l’export mais selon les produits, les entreprises manquent de matières premières en raison des épizooties, des baisses de cheptel et de moindres récoltes.
Pour autant, les carnets de commandes demeurent toujours insuffisants selon les chefs d’entreprise. Les stocks de produits finis restent dans l’ensemble élevés mais masquent de fortes disparités.
Pour février, la production continuerait de progresser.
Équipements électriques et électroniques
La production évolue peu en janvier. L’activité demeure bien orientée pour les segments des machines & équipements et de l’électrique, mais des difficultés d’approvisionnement persistent néanmoins dans les composants électroniques. Les effectifs se contractent légèrement avec un recours plus réduit aux travailleurs intérimaires.
La hausse des prix des matières premières ne se répercute encore que partiellement sur ceux des produits finis. Les entrées d’ordres continuent de baisser en janvier, mais de façon plus modérée que sur la fin de l’année 2025, tant sur le marché domestique qu’à l’export.
Les carnets de commandes sont néanmoins conformes aux attentes. Le niveau des stocks de produits finis et semi-finis se détend et apparaît maintenant un peu en deçà des besoins de la période.
La production progresserait en février.
Matériels de transport
En janvier, la production comme les livraisons s’inscrivent en retrait. L’industrie automobile se redresse et le ferroviaire progresse tandis que l’aéronautique et la construction de bateaux de plaisance se contractent. Au global, les effectifs se renforcent légèrement mais leur évolution apparaît contrastée selon les filières : une tendance haussière pour l’aéronautique & le ferroviaire, et en baisse pour la construction navale.
Les prix des matières premières progressent tandis que ceux des produits finis se stabilisent. Les entrées d’ordres tendent à se stabiliser, avec une meilleure tenue du marché domestique.
Les carnets de commandes demeurent globalement toujours bien orientés. Les stocks de produits finis et semi-finis se redressent en raison de perturbations affectant certaines livraisons sur le mois.
La production évoluerait légèrement en février.
Aéronautique et spatial
Après de nombreux mois en progression continue, la production comme les livraisons marquent le pas en janvier.
L’activité demeure dynamique avec un redémarrage plus difficile en début d’année, en raison de perturbations ponctuellement liées à des pannes et à une moindre réactivité de la supply chain.
Les entrées d’ordres se contractent légèrement sur le mois mais les carnets de commandes, toujours favorablement orientés, offrent une large visibilité.
La production se redresserait en février.
Autres produits industriels
Industrie chimique — Produits en caoutchouc, plastique, verre, béton — Travail du bois — Métallurgie — Papier Carton.
Après un mois de décembre en repli, les autres produits industriels s’inscrivent dans un rebond porté par la plupart des segments sur la période. Seules l’imprimerie et la chimie réduisent leur activité. Les prix des matières premières poursuivent la tendance haussière amorcée depuis plusieurs mois alors que les prix de vente fléchissent sous la pression concurrentielle.
Dans ce contexte, les marges se resserrent et l’allongement des délais de règlement contribue à la dégradation des trésoreries.
Les entrées d’ordres apparaissent mieux orientées, tant sur le marché intérieur qu’à l’export, mais certains débouchés (BTP, cosmétique, tonnellerie) manquent encore de vigueur. En conséquence, les carnets de commandes s’étoffent légèrement mais demeurent insuffisants et les stocks de produits finis sont encore lourds au regard des besoins de la période.
La hausse d’activité se poursuivrait dans la majorité des segments des autres produits industriels en février.
Restauration
Dans la restauration traditionnelle comme pour la restauration rapide, l’activité se contracte avec un recul du nombre de couverts plus marqué qu’habituellement dans de nombreux établissements.
Les prix légèrement revalorisés, en dépit d’une forte concurrence, permettent un meilleur équilibre des trésoreries.
Le renforcement des équipes en vue de février débute. Les restaurateurs attendaient une « Saint Valentin » et une période de congés d’hiver plus profitables.
Bâtiment
L’activité progresse légèrement dans le bâtiment. Le sursaut inattendu dans le second œuvre masque le recul des chantiers du gros œuvre. La construction de logements s’oriente progressivement vers une reprise de la demande mais la mise en production demeure lente.
Les carnets de commandes pour les projets de bâtiments publics et privés restent insuffisants et soumis à une concurrence forte. L’attentisme lié aux élections municipales ralentit les appels d’offres. Les prix des devis restent sous pression et les marges tendues, malgré une relative stabilité du coût des matériaux.
Les chefs d’entreprise anticipaient une légère contraction de l’activité pour le mois de février.
Source : Banque de France - Extraits des Tendances Régionales - Région Nouvelle-Aquitaine. Enquête réalisée du mercredi 28 janvier 2026 au mercredi 04 février 2026 auprès d’environ 940 entreprises et établissements de la Région Nouvelle-Aquitaine.
