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Juridique

Le nouveau Procureur installé à Bayonne

Nommé par décret du 27/01/20, Jérôme Bourrier est le nouveau Procureur de la République de Bayonne

Nommé par décret du 27/01/20, Jérôme Bourrier est le nouveau Procureur de la République de Bayonne

Après cinq ans de bons et loyaux services, le Procureur de la République du Tribunal de Bayonne, Samuel Vuelta Simon, est parti vers d’autres horizons. Pour lui succéder, un profil atypique en la personne de Jérôme Bourrier, tout droit venu de Vienne en Isère. Son audience d’installation avait lieu lundi 9 mars.

Avant de faire connaissance avec Jérôme Bourrier, un hommage important a été rendu à son prédécesseur. « Non pas parce que c’est la tradition » affirme Marc Mariée, Procureur adjoint, « mais parce qu’il le mérite ». En un quinquennat, Samuel Vuelta Simon a laissé une forte empreinte sur cette juridiction. L’homme charismatique a quitté le Pays Basque pour la capitale où il officie désormais en tant que patron de la lutte anti-drogue en France. « Nous avons tous été fiers de travailler à ses côtés » affirme Marc Mariée pour résumer le sentiment ressenti par le milieu judiciaire bayonnais.

De l’école militaire au tribunal bayonnais

Après quatre mois d’intérim, le procureur adjoint passe donc le relais à son nouveau chef. Un homme « au parcours professionnel fort riche et atypique » souligne Gérard Denard. C’est d’abord dans la marine que le nouveau venu s’est tourné après une formation à Saint-Cyr. Puis l’officier a « changé de cap, viré de bord vers la magistrature » raconte le Président du Tribunal. Passé par les juridictions d’Orléans, de Bordeaux et de Marseille, il était en poste à Vienne depuis 2016, en tant que Procureur de la République.

C’est à l’âge de 49 ans que Jérôme Bourrier pose ses valises au Pays Basque. D’une voix claire et puissante, il affiche un ton éloquent dès les premières secondes de sa prise de parole. Avec ses idées et son style, il devra relever les nombreux défis qui se présentent à lui. Des chantiers au propre comme au figuré, à commencer par celui du futur bâtiment devant abriter et regrouper toutes les juridictions locales. La mise en oeuvre des réformes tout comme la place de la justice numérique figurent également au copieux menu.

Un style précis et efficace

Un programme que l’ancien officier entend affronter avec appétit et rigueur. Droit dans ses bottes, l’ex militaire rappelle néanmoins la fonction première d’un procureur de la république : « la répression des infractions » pour laquelle il compte réorganiser ses services pour assurer « une meilleure force de frappe ».

Pour conclure et traduire son état d’esprit, Jérôme Bourrier cite Winston Churchill. « Le succès ne dure pas, l’échec ne tue pas, ce qui compte c’est d’avoir le courage de continuer ». Du courage, il n’en semble pas dépourvu, ne lui reste qu’à appréhender et comprendre l’environnement local si particulier. Car comme le précise le Président Denard, « la connaissance de ce pays demande du temps et de l’attention ».