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Vie locale

Lutte contre le BRUIT, un combat d’avenir

© Pixel-Shot - stock.adobe.com

Le bruit coûte chaque année 147 milliards d’euros à la communauté et gâche l’existence de millions d’individus. Le cadre législatif s’efforce de prendre en compte cet enjeu majeur, et de nombreuses solutions s’inventent sur le terrain. Y compris pour protéger la biodiversité.

Le bruit ? 147 milliards d’euros de coût social pour la communauté, pas beaucoup moins que le tabac (156 milliards d’euros, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies). Début octobre 2025 se tenait le séminaire en ligne « Bruit en ville : de la pollution au paysage sonore », organisé par la Fabrique de la cité, centre de réflexion sur les transitions urbaines et fonds de 
dotation créé par Vinci. Aujourd’hui, la situation est alarmante, d’après le Centre d’information sur le Bruit (CiDB), association d’utilité publique qui agit en faveur de la qualité de l’environnement sonore. Coûteux pour la communauté, le bruit est en effet extrêmement nocif pour les individus. « Il a des effets incontestables sur la santé. (…) c’est un enjeu de santé publique », explique Justine Monnereau, Directrice de la communication au CiDB.

Les conséquences du bruit sont nombreuses et elles vont bien au-delà des problèmes d’audition : il constitue un facteur de stress et de dépression ; il provoque des retards d’apprentissage et des troubles du sommeil… Et le phénomène est massif. « C’est la deuxième cause de décès lié à la pollution en Europe. La moitié des Français sont exposés au bruit des transports, d’après un rapport du Sénat », poursuit Justine Monnereau.

Le cadre législatif reconnaît l’existence du problème et s’efforce de le réguler. Le bruit, concept subjectif, a été remplacé dans les textes par la notion de « pollution sonore », précisément définie. La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) de 2019 reconnaît aux citoyens le droit de vivre dans un « environnement sonore sain ».

Cartographie du bruit

Plusieurs outils réglementaires complémentaires sont destinés à assurer cet « environnement sonore sain ». Fruit de la transposition d’une directive européenne, certaines agglomérations de plus de 100 000 habitants, des infrastructures routières, ferroviaires et aérodromes d’une certaine importance ont l’obligation d’établir des PPBE, « Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement », tous les cinq ans. Tout commence par l’établissement de « cartes du bruit », explique Geoffrey Pot, Responsable de la thématique bruit au Cerema Hauts-de-France, établissement public du ministère de la...

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