Imprimer la page
Économie

Épargne salariale : Le PEE est le meilleur PREMIER RÉFLEXE avant le PER

© crizzystudio - stock.adobe.com

Près d'un tiers des encours d'épargne salariale et retraite est investi dans des fonds d'actionnariat salarié, et 15 % seulement en fonds monétaires. Mais le bon placement dépend d'abord d'un arbitrage en amont : faut-il privilégier le PEE, débloquable à cinq ans, ou le PER, bloqué jusqu'à la retraite ? Les règles ont évolué, les supports aussi.

Entre 2007 et 2025, le MSCI World, indice des marchés actions au niveau mondial, a progressé de 382 % dividendes réinvestis. Sur la même période, le CAC 40 affiche + 139 % dividendes réinvestis, le marché obligataire investment grade + 53 % et le monétaire seulement + 17 %. Ces chiffres, issus du livre blanc de Lazard Frères Gestion, encadrent une question simple que se posent des millions de salariés français au moment de placer leur intéressement ou leur participation : où loger cette épargne, et sous quel format ?

Le premier arbitrage n’est pas celui du fonds, mais celui de l’enveloppe. Lorsqu’un salarié reçoit une prime d’intéressement ou de participation, il peut la verser sur un plan d’épargne entreprise (PEE, PEI ou PEG) ou sur un plan d’épargne retraite (PER, et plus précisément PERCOL). La fiscalité d’entrée est avantageuse dans les deux cas : exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 35.325 euros en 2025 pour l’intéressement et la participation. Mais l’horizon de blocage diffère radicalement.

Cinq ans contre une vie active : choisir l’enveloppe avant le fonds

Le PEE bloque les sommes cinq ans minimum, sauf cas de déblocage anticipé. Le PER les bloque jusqu’au départ à la retraite, sauf événement de vie. Pour un salarié qui n’a pas d’objectif explicite de retraite complémentaire, le PEE constitue donc le réflexe le plus prudent. Il offre la même exonération à l’entrée que le PER, mais préserve la liquidité de l’épargne après le délai initial. Le PER ne s’impose que pour ceux qui souhaitent réellement se constituer un complément de retraite par capitalisation, et qui peuvent accepter le blocage long en échange de la déductibilité optionnelle des versements volontaires du revenu imposable.
Dans tous les cas, les motifs de déblocage anticipé restent nombreux. Acquisition de la résidence principale, invalidité, surendettement, décès du conjoint constituent un socle commun aux deux...

Cet article est réservé aux abonnés. Pour lire la suite de cet article, vous pouvez acheter notre journal ou vous abonner.
Accédez à toute l'actualité et aux annonces légales en illimité

1 AN
(52 n°)
Hebdomadaire
à partir de 25,00 €/an*

(* Tarif en vigueur en France Métropolitaine,
valable pour la version numérique)

Déjà abonné ?  > je me connecte