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Économie

Tendances régionales en Nouvelle-Aquitaine

 © Archive LPA

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En décembre, l’activité régionale se maintient voire progresse, hormis dans le bâtiment. La production industrielle apparaît globalement stable, avec une forte disparité selon les branches. Les difficultés d’approvisionnement reculent, mais la problématique des coûts énergétiques persiste. Les recrutements se poursuivent. Dans les services, les prestations conservent le rythme de croissance des mois précédents en dépit d’un recul enregistré dans l’hébergement et l’intérim. Comme anticipé en novembre, les fermetures pour ajustement de congés participent à la contraction d’activité du bâtiment. Par ailleurs, une nette érosion des carnets de commandes semble également se confirmer, dans le gros œuvre essentiellement. La demande reste plus soutenue dans le second œuvre. Dans l’ensemble, la rentabilité des entreprises fléchit. Les travaux publics restent bien orientés sur le 4e trimestre, parfois au-delà des attentes. En revanche, les hausses des prix des devis se révèlent insuffisantes et des tensions de trésorerie apparaissent. Le tassement annoncé des appels d’offres des collectivités altère les carnets pour le prochain trimestre. En dépit d’un environnement incertain, les chefs d’entreprise anticipent pour janvier une progression d’activité dans l’industrie et les services, et une stabilité dans le bâtiment.

Industrie

La production industrielle varie peu. Elle profite de la persistance d’une bonne orientation de la filière fabrication de matériel de transport, mais subit le ralentissement de l’industrie alimentaire et de la fabrication de produits électroniques et électriques. Alors que les difficultés d’approvisionnement se réduisent encore, les coûts de l’énergie nécessitent des optimisations par réorganisation des flux de production. Les carnets de commandes gagnent de nouveau en densité. Les livraisons, notamment à l’export, subissent encore des ralentissements d’acheminement en dépit d’une baisse significative du fret. Les stocks de produits finis sont jugés élevés. Selon les anticipations des chefs d'entreprise, l’activité progresserait en janvier.

Industrie alimentaire

Après la légère hausse en novembre, la production recule nettement en décembre. La plupart des sous-secteurs participent à cette tendance. La production de boissons ne trouve pas ses relais de croissance habituels à l’export, affectée par la fin des aides étatiques aux États-Unis. Les chefs d’entreprise sont confiants sur un rebond de la production en janvier. Après presque une année sous tension et dans un contexte de baisse de la demande, les stocks de produits finis retrouvent un niveau plus adapté. Les prix des produits finis, en augmentation, ne parviennent pas à intégrer la totalité des hausses des coûts de production et d’emballages. Dans l’ensemble, les trésoreries restent dégradées. Les carnets de commandes ne parviennent pas suffisamment à se reconstituer. 

Équipements électriques et électroniques

L’activité recule légèrement, mais se maintient à un niveau soutenu en décembre, permettant une évolution favorable des livraisons sur cette fin d’année. La détente se confirme concernant les approvisionnements même si des tensions persistent pour les composants électroniques et sur certaines importations en provenance d’Asie. Des stocks de précautions sont donc toujours nécessaires pour éviter...

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