TENDANCES ÉCONOMIQUES en Nouvelle-Aquitaine - Mars 2026
En mars, l’activité globale se révèle en hausse, mais la remontée de l’inflation et l’incertitude élevée freinent la dynamique.
Ainsi, la production industrielle s’accroît mais apparaît pénalisée par le ralentissement de la demande extérieure alors que la demande intérieure demeure globalement résiliente. Les carnets de commandes se contractent dans un contexte marqué par l’incertitude entourant les négociations internationales en cours et par la prudence accrue des chefs d’entreprise dans le lancement de nouveaux projets. Par ailleurs, la hausse des prix de certaines matières premières et l’augmentation des coûts de transport retardent le retour à l’équilibre des trésoreries.
Dans les services marchands, après un léger repli en février, l'activité est de nouveau en hausse. Le mouvement d’ensemble masque cependant des disparités sectorielles. Le solde d’opinion sur la situation de trésorerie reste dégradé. Les effectifs se maintiennent.
Dans les travaux publics, comme anticipé en période électorale, l’attentisme des collectivités dans leurs décisions d’engagement contribue au repli de l’activité au cours du premier trimestre et se traduit par un recul des chantiers. L’activité du bâtiment affiche une progression, soutenue principalement par les métiers du second oeuvre. Les carnets de commandes enregistrent un léger redressement, tout en demeurant à un niveau encore faible. La hausse des prix des matériaux influe sur les devis qui font l’objet de revalorisations.
Selon les anticipations des chefs d’entreprise recueillies avant les annonces de cessez-le-feu et de pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran, l’activité se stabiliserait en avril dans les services et dans l’industrie. Elle progresserait de nouveau légèrement dans le bâtiment.
Industrie
La production industrielle progresse dans l’ensemble mais subit le ralentissement de la demande à l’exportation. La filière bois et plus largement les industries liées au BTP profitent d’un effet report après un mois de février pénalisé par les intempéries. L’activité marque une reprise dans la construction aéronautique et la fabrication s’intensifie sur le segment des équipements électriques et électroniques. À l’opposé, dans l’industrie alimentaire, la transformation de fruits et légumes et de produits laitiers recule. La hausse du prix du Brent se répercute rapidement sur les coûts des matières premières pétrochimiques et des métaux notamment. La revalorisation des prix de vente, souvent partielle dans un environnement concurrentiel, s’effectue avec un décalage. Aussi les trésoreries demeurent sous tension. Attentifs aux évolutions du contexte international et à leurs conséquences, les industriels font preuve de prudence et anticipaient un maintien de la production en avril.
Industrie alimentaire
Après plusieurs mois de hausse, la production se maintient dans un mouvement contrasté selon les branches. Le repli d’activité des transformations de fruits-légumes, des produits laitiers et de la meunerie est compensé par une meilleure orientation des autres filières. Les prix des matières premières (lait, beurre, cacao) sont en baisse. Les négociations avec la GMS viennent de s’achever et aboutissent à un maintien voire un tassement des prix de vente. Toutefois, la hausse attendue de certains coûts (emballages, transport) pourrait conduire à de nouvelles négociations afin d’éviter l’érosion des marges. Les entrées d’ordres se contractent légèrement. Le conflit au Moyen-Orient freine les débouchés à l’export, notamment pour le segment des boissons. La demande intérieure apparait mieux orientée, confortée en partie par une légère reprise du marché bio. Face à des stocks de produits finis encore lourds au regard des besoins de la période, les carnets de commandes demeurent insuffisants.
Pour avril, les perspectives étaient favorables. À moyen terme, les industriels redoutaient une baisse de la consommation des ménages.
Équipements électriques et électroniques
La production comme les livraisons accélèrent leur progression en mars. L’activité est donc bien orientée, quel que soit le segment concerné. Néanmoins des tensions se confirment : la pénurie de composants électroniques et la difficulté d’approvisionnement d’éléments essentiels perturbent déjà certaines...
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