TENDANCES ÉCONOMIQUES en Nouvelle-Aquitaine - Décembre 2025
En décembre, l’activité résiste dans les services et la construction mais se contracte dans l’industrie.
Ainsi, la production industrielle connaît un léger recul : la croissance des secteurs du matériel de transport et des machines-équipements ne suffit pas à compenser le ralentissement dans d’autres domaines industriels (métallurgie, bois, papier-carton, chimie). Dans un climat d’incertitude persistante, la demande stagne et les trésoreries restent sous tension.
L’activité dans les services dépasse les prévisions des chefs d’entreprise du mois précédent, tant pour les prestations aux particuliers qu’aux entreprises. Cependant, malgré une hausse des tarifs, les trésoreries peinent à suivre.
Le bâtiment poursuit sa progression, dans un mouvement comparable pour le gros œuvre et le second œuvre. Les chantiers de travaux publics amorcent un rebond après leur recul du trimestre précédent. Toutefois, des carnets de commandes peu fournis alimentent une forte concurrence qui tire les prix des devis vers le bas. En janvier selon les anticipations des chefs d’entreprise, l’activité évoluerait peu dans l’industrie et les services et se contracterait légèrement dans le bâtiment.
Industrie
En concordance avec les prévisions du mois précédent, la production industrielle accuse un léger repli en décembre. La filière bois décroche le plus, sans lien immédiat avec le risque phytosanitaire du nématode. La production de papier-carton, la chimie et la métallurgie marquent également le pas. À l’opposé, l’activité des biens d’équipements et de matériels de transport reste bien orientée, portée par la défense et l’aéronautique. Les stocks de produits finis et en cours sont toujours estimés élevés, notamment dans les secteurs du papier-carton et de la pharmacie. Par ailleurs, la demande atone ne permet pas la reconstitution des carnets de commandes. En janvier, d’après les anticipations des chefs d’entreprise, l’activité évoluerait peu.
Industrie alimentaire
En décembre, la production et les livraisons affichent une progression inhabituelle pour la saison. Dans l’ensemble, le prix des intrants augmente peu, sauf pour la transformation de viande où la hausse se répercute sur les prix de vente. Pour autant, les niveaux de trésorerie se dégradent. Les effectifs se contractent avec des mouvements très contrastés selon les segments : la filière boissons ne remplace par les départs en retraite tandis que la transformation de viande recrute. La demande intérieure gagne en vigueur principalement dans la filière laitière, l’export s’essouffle de nouveau. Les carnets de commandes ne se renforcent pas et demeurent estimés insuffisants par la plupart des dirigeants. Les stocks de produits finis se révèlent supérieurs à leur niveau de longue période à la sortie des fêtes de fin d’année, dépassant les besoins. Un nouvel accroissement modéré de la production était attendu en janvier.
Équipements électriques et électroniques
En décembre, la production marque le pas. L’activité reste globalement bien orientée, notamment pour les segments des machines & équipements et de l’électronique. En revanche, l’électrique s’inscrit en retrait. Les difficultés d’approvisionnement persistent, poussant certaines entreprises à se doter d’équipes dédiées pour sécuriser leurs achats et rechercher de nouveaux fournisseurs. Face à cette problématique, le ministère de l’Industrie vient de créer un groupe de travail. Les entrées d’ordres s’inscrivent en baisse,...
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