Pyrénées-Atlantiques : Les CIRCUITS COURTS, un levier d'avenir à consolider
La cinquième édition du Salon professionnel JATEKO s’est déroulée lundi 16 mars 2026 à Bayonne. L’événement a réuni producteurs locaux et acteurs de la restauration. Entre volonté de structuration et défis de commercialisation, la filière des circuits courts cherche son équilibre dans un paysage agroalimentaire en mutation.
Le Stade Jean Dauger, antre habituel du rugby bayonnais, a accueilli le temps d’un après-midi les produits du terroir. Dans la salle Mendia, nul ballon ovale à l’horizon, vins, fromages, poissons transformés, confitures, volailles, biscuits artisanaux, spiritueux ou encore miel sont les vedettes du jour. Ces produits de terroir exposés sur les stands ont un point commun, ils témoignent tous d’un même engagement, celui de valoriser des produits locaux, souvent issus de démarches de qualité. Un engagement éthique professionnel important pour beaucoup d’acteurs du secteur alimentaire et de la restauration, comme le chef navarrais Martín Iturri, venu réaliser une démonstration culinaire. Pour ce dernier, travailler des produits de saison et de proximité est un élément central de la tradition culinaire basco-navarraise.
Des producteurs en quête de débouchés
Pour de nombreux exposants, le salon constitue avant tout une opportunité commerciale. Romain Padilla, jeune vigneron du domaine Archelako, y voit un levier essentiel pour faire connaître ses premières cuvées auprès de professionnels. « C’est une belle opportunité », confie-t-il, alors qu’il entame tout juste sa prospection. Son modèle, calibré pour une petite production en agriculture biologique, repose entièrement sur les circuits courts. Même attente du côté de Claire Casbas, éleveuse et fromagère à la Ferme Haize Berria. Installée depuis quatre ans, elle espère se faire connaître et rencontrer de potentiels clients, notamment pour ses nouveaux produits comme la crème glacée au lait de brebis. « On a besoin de ce lien », insiste-t-elle en soulignant la difficulté de concilier production et commercialisation en étant seule.
Une demande réelle pour les produits locaux
Tous les professionnels présents s’accordent sur la vitalité de la demande. Michel Larramendy, dirigeant de l’entreprise Onake à Saint-Jean-de-Luz, observe une évolution des attentes : « Les gens veulent savoir d’où ça vient, qui le fait ». Selon lui, si l’intérêt pour le bio a reculé, celui pour le local s’est renforcé. Un constat partagé par Gilles Butturini, le dirigeant des Confitures de Haute Soule Local Pote installé à Alos-Sibas-Abense, qui évoque une « très bonne dynamique » dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment en comparaison avec d’autres territoires de Nouvelle-Aquitaine. Il souligne également le rôle des politiques publiques dans ce mouvement, en particulier à travers la restauration collective. Du côté des structures plus importantes, la société Aldabia, qui fédère aujourd’hui seize éleveurs de volailles, confirme cette tendance. « Les gens privilégient la qualité », insiste une représentante...
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