Port de Bayonne : CROISSANCE retrouvée et INVESTISSEMENT massif pour l’avenir
Après une année 2024 marquée par un repli des trafics, le Port de Bayonne renoue avec la croissance en 2025. Pour sa première année sous la gestion de la Société Portuaire Port de Bayonne (SPPB), il enregistre une progression de 2,31 % de son activité. Une reprise qui s’appuie sur des investissements lourds, la modernisation des infrastructures et une stratégie affirmée en faveur de la transition écologique et industrielle.
Avec 2 156 444 tonnes traitées en 2025, le Port de Bayonne amorce un retournement de tendance significatif. Cette performance confirme sa capacité à absorber les aléas conjoncturels tout en préparant les bases d’une croissance plus durable. Modernisation des équipements, diversification des filières et anticipation des mutations logistiques dessinent un nouveau cycle pour le Port, au service de l’économie du bassin de l’Adour.
Des trafics en hausse malgré un contexte contrasté
La progression globale de 48 725 tonnes (+ 2,31 %) repose sur des dynamiques sectorielles différenciées. Les engrais affichent une hausse marquée de 14,3 %, portée en partie par une anticipation des importations en fin d’année 2025, avant l’entrée en vigueur de nouvelles taxes prévues début 2026.
Les produits sidérurgiques retrouvent également des niveaux plus élevés après une année 2024 en demi- teinte. À l’inverse, les produits forestiers et dérivés enregistrent un repli, reflet d’un marché instable, tandis que les hydrocarbures et produits liquides demeurent légèrement en deçà des prévisions, notamment en raison d’une baisse du pétrole brut.
Au-delà des volumes, l’activité portuaire soutient près de 3 500 emplois directs et indirects sur le territoire.
2025 marquée par des investissements structurants
Le Port de Bayonne a engagé plus de 45 millions d’euros d’investissements pour renforcer sa compétitivité. La livraison du nouveau quai Armand Gommès, en septembre 2025, constitue un jalon majeur. Doté de 360 ml de quai, capable d’accueillir deux grands navires simultanément et renforcé par 1 350 ml de voies ferrées, dont 700 ml de voies supplémentaires, il représente un investissement de plus de 30 millions d’euros, porté conjointement par la Région Nouvelle-Aquitaine (26 millions) et la Société Portuaire Port de Bayonne (4,5 millions).
À Tarnos, l’extension de Bayonne Manutention, via la requalification d’une friche industrielle de 1,5 hectare, permettra d’améliorer les capacités logistiques tout en réduisant l’impact environnemental.
Le Port poursuit de même la modernisation de ses outillages, avec notamment la commande de deux grues électriques de forte capacité, pour un budget proche de 14 millions d’euros.
Une feuille de route axée sur la transition durable
Le Port de Bayonne s’est doté d’une feuille de route stratégique à l’horizon 2030, élaborée en 2025 avec l’ensemble des acteurs du territoire : salariés, entreprises, collectivités territoriales et le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions et des Risques Industriels (S3PI). Ce document fixe les grandes orientations qui guideront la transformation du Port face aux enjeux économiques, environnementaux et logistiques.
La décarbonation constitue un axe central de cette stratégie, avec la modernisation des équipements, le développement du report modal, notamment ferroviaire, et l’accompagnement des entreprises vers des solutions énergétiques plus sobres. Le Port entend également renforcer son rôle de levier d’industrialisation durable, en soutenant des activités compatibles avec les nouveaux standards environnementaux et en misant sur l’innovation logistique et énergétique. L’intégration environnementale et le dialogue avec le territoire complètent cette ambition, afin de concilier compétitivité, performance et qualité de vie des riverains.
À travers cette stratégie, le Port de Bayonne réaffirme ses objectifs tout en renforçant son rôle de moteur du développement régional.
À l’horizon 2026, le Port de Bayonne s’inscrit ainsi dans une dynamique résolument positive, un cap clair et structurant, au service de la compétitivité, de la transition écologique et de l’attractivité industrielle du territoire.
