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Vie locale

Nouvelles ADRESSES, notre sélection d'OCTOBRE

© DR

Une transmission en douceur, deux nouveaux espaces artistiques, du savoir-faire et des adresses gourmandes, voici le programme de cette sélection du mois d’octobre. De la Soule jusqu’aux plages angloyes, des lieux et des histoires à découvrir sur nos divers territoires.

Douceurs landaises

Véritable institution dacquoise, la Madeleine Lamothe a longé le cours de l’Adour pour débarquer à Bayonne. Depuis un siècle, ce plaisir sucré régale les palais landais et, depuis 2025, la recette centenaire s’exporte. Après une deuxième boutique à Bordeaux, voici la troisième, au coeur des rues piétonnes bayonnaises. Depuis fin juillet, un magnifique comptoir en bois accueille le visiteur alléché par la délicieuse odeur de beurre et d’amande. Inchangée depuis 1925, la recette reste secrète, mais une chose est sûre ; elle traverse les époques et séduit les gourmands de toutes les générations. À offrir, à emporter ou à déguster sur place dans l’espace salon de thé, ces douceurs sont toujours un succès.

Madeleine Lamothe, 46, rue Victor Hugo à Bayonne.

Cousu de fil blanc

Commerce incontournable au XXème siècle, la mercerie a peu à peu disparu de notre paysage. Jusque dans les années 1970, chaque village ou quartier possédait sa mercerie où les mamans venaient se fournir pour ajuster ou réparer les vêtements de la famille. À partir des années 1980, c’est le déclin, jusqu’à frôler l’extinction. À Bayonne, Agathe Leroux fait revivre ce commerce d’antan revenu dans l’air du temps. Portée par l’essor du DIY (Do It Yourself ), la jeune femme fait revivre une histoire familiale puisque sa tante tenait autrefois l’une des dernières merceries bayonnaises. Choix de tissus, variétés de boutons, aiguilles à tricoter… le magasin de 100 m² s’adresse aussi bien aux experts qu’aux débutants.

La Mercerie, 30, rue Victor Hugo à Bayonne.

De fil en aiguille

Depuis sa piétonnisation, la rue Bourgneuf se métamorphose. Sur ses pavés du Petit Bayonne, plusieurs échoppes artisanales s’y installent : boutiques de créateurs, bijouterie, boulangerie… Parmi ces savoirfaire, un nouveau venu vient d’arriver dans la rue, spécialisé dans une seule et unique matière : le denim. Historiquement utilisé dans les milieux ouvriers pour sa robustesse, ce tissu s’est imposé dans les armoires avec le célèbre jean. Amoureuse de cette matière, Sarah Fluson officie depuis cet été au sein de Denim Pieces, un atelier boutique dans lequel elle coud, ajuste et répare des vêtements en denim. Son talent explore aussi la création avec des pièces uniques issues de la customisation ou de l’upcycling, comme une collection de sacs à main.

Denim Pieces, 34, rue Bourgneuf à Bayonne.

Reprise en beauté

C’est une belle histoire de transmission qui s’écrit dans la capitale souletine. Pendant 20 ans, Christine Basterreix a pris soin des Mauléonaises au sein de son institut de beauté « Le temps d’une pause ». Si le commerce a fermé ses portes en mai dernier, l’histoire ne s’est pas arrêtée. C’est maintenant au tour d’Aurélia Larre de reprendre les rênes. Avec Radieuse, la continuité se vit dans la douceur puisque la jeune femme officiait déjà dans ces murs depuis trois ans. Désormais, elle impose sa touche personnelle, et poursuit la même mission : « faire briller et mettre en lumière la beauté naturelle ». Soins visages, massages, lumière pulsée, drainage lymphatique… de nombreuses nouveautés attendent la clientèle au sein des cabines.

Radieuse, 89, rue Victor Hugo à Mauléon-Licharre.

Virage graphique

Du côté des Halles de Biarritz, un nouvel espace vient d’ouvrir ses portes. Pour une fois, il ne s’agit pas d’un restaurant, d’un bar ou d’un coffee shop, mais d’une catégorie qui se développe également dans la cité impériale : la galerie d’art. Dans un ancien garage est né Virage, un lieu hybride où se mêlent les expressions artistiques de l’abstraction du XXème siècle. Inauguré le 25 septembre dernier, l’endroit se révèle au public avec deux expositions intitulées « Ouverture graphique » et « Femmes multiples, multiples de femmes ». Ouvert toute l’année, l’endroit peut également se transformer en écrin atypique pour l’accueil événementiel.

Virage, 18, rue du Champ Lacombe à Biarritz.

D’un hémisphère à l’autre

Si l’enseigne sonne bien français, l’inspiration vient d’ailleurs. En effet, St Clair est le nom d’une plage de Dunedin en Nouvelle-Zélande. Car c’est au pays des kiwis et du rugby que les deux fondateurs de ce coffee shop se sont rencontrés. Depuis le début de l’été, Lucile et Nicolas ont ouvert cette adresse dans le quartier de la Chambre d’amour, avec une ambiance qui colle bien avec l’environnement angloy. À la fois chaleureux et résolument ouvert sur le monde, le couple de jeunes trentenaires, propose une carte de boissons chaudes et froides (à base de café, de lait, jus de fruits…), ainsi qu'une cuisine fraîche, de saison, et entièrement préparée sur place. On peut s’y régaler à toute heure de la journée avec des classiques des coffee shops tels que les granolas ou açai bowls, et des plats évoluant selon l’arrivage, incluant notamment des ingrédients tels que des figues, du jambon de Bayonne, ou encore de la truite de Banka.

St Clair Café, 11, avenue du Rayon vert à Anglet.

À sa place

Galeriste nomade, Virginie Baro officie sur la Côte Basque avec goût et professionnalisme pour défendre sa sélection d’artistes. Toute l’année sur internet, puis dans de belles villas ou au sein d’endroit de charmes, la jeune femme rencontrait jusqu’à présent le public sur des moments exceptionnels. Désormais, pour les 10 ans de son activité, elle change de cap en choisissant de se sédentariser dans un lieu physique. Hendayaise depuis plusieurs années, c’est dans le centre-ville que l’esthète a choisi de s’installer. Autour d’elle, un public nombreux s’est rassemblé pour fêter l’ouverture de cette galerie d’art, la deuxième sur la commune frontalière. Pour cette période inaugurale, l’exposition « Essence » ouvre le bal, montrant une sélection d'œuvres réalisées par les 19 artistes représentés par la galerie. Elle est visible jusqu’au 4 novembre 2026.

Galerie Virginie Baro, 46, boulevard du Général.