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Vie locale

Nouvelle-Aquitaine : le MARCHÉ de l’HABITAT reste sous tension

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La Nouvelle-Aquitaine concentre 10 % du parc de logements de la France métropolitaine, selon les derniers chiffres publiés en avril 2026 par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Un poids important qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes sur le marché régional.

Bien que 63 % des résidences principales soient occupées par leurs propriétaires, l’accès au logement est freiné par une hausse généralisée des prix de l’immobilier sur l’ensemble du territoire néoaquitain, avec des pics particulièrement marqués dans les départements littoraux comme la Charente-Maritime et les Landes.

Côté logement social, malgré une légère progression du parc, la tension demeure critique avec un indicateur de 6,1 demandes pour une attribution au niveau régional. Ce déséquilibre est exacerbé par une inadéquation entre l’offre et la demande : alors que 61 % des demandeurs sollicitent de petits logements (type 1 et 2), ces derniers ne représentent que 27 % de l’offre sociale existante.

Le département des Pyrénées-Atlantiques illustre de manière très marquée ces difficultés en affichant le taux de tension le plus élevé de toute la région, soit un indice de 9,8. Dans ce secteur, le délai moyen d’attribution pour un logement social atteint 20 mois, tandis que le marché privé voit le prix moyen des maisons grimper à 262.250 euros. Cette saturation est particulièrement visible sur le segment des petites surfaces : 64 % de demandeurs pour un parc social composé à seulement 30 % de logements de type 1 et 2.