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Économie

Marché immobilier : Un ÉQUILIBRE à préserver

© Ldgfr Photos - stock.adobe.com

Le volume de transactions de logements anciens enregistré au cours des douze derniers mois à fin mai atteint 949 000 ventes en France(1), en progression de 5,7 % sur un an. Le rythme de croissance des volumes ralentit toutefois progressivement après plusieurs mois particulièrement dynamiques. Depuis le début de l’année, l’évolution annuelle est ainsi passée de + 11,4 % à fin février à + 7,9 % à fin mars, puis à + 5,3 % à fin avril, traduisant un changement de rythme. Cette évolution s’apparente davantage à une normalisation de l’activité qu’à un retournement de tendance. Les projets immobiliers continuent de se concrétiser, mais dans un environnement qui conduit les ménages à davantage de prudence. Appréciée sur une période plus longue, la dynamique apparaît même plus mesurée : entre fin 2023 et fin mai 2026, le volume annuel de transactions n’a progressé que de 1,8 %. Le marché semble ainsi avoir retrouvé un niveau d’activité relativement stabilisé, autour de 950 000 transactions annuelles, correspondant davantage à un marché d’utilisateurs qu’à des logiques d’investissement ou d’anticipation.

Le marché ne souffre pas tant d’un déficit de demandes que d’un manque de lisibilité des politiques publiques et de visibilité sur les perspectives économiques. Les projets immobiliers demeurent présents, mais les acquéreurs prennent plus de temps pour les concrétiser. Les décisions sont plus réfléchies, les négociations retrouvent une place plus importante et les exigences documentaires préalables à la vente se renforcent. Les arbitrages budgétaires sont plus fréquents et conduisent davantage à réorienter les projets qu’à les abandonner.

Les prix des logements anciens confirment cette phase de stabilisation. Au 1er trimestre 2026, ils ont progressé de 0,2 % sur un an en France métropolitaine, sous l’effet du rebond observé en Île-de-France, tandis que la province demeure globalement stable. Les projections issues des avant-contrats suggèrent que les prix des logements anciens demeureraient quasiment stables à court terme (0 % à fin mai, - 0,5 % à fin juin puis - 0,6 % à fin juillet sur un an). Ces évolutions, principalement imputables au marché des maisons, demeurent de faible ampleur et traduisent un marché où la négociation continue de primer sur des variations de prix plus marquées.

Cette modération des prix constitue aujourd’hui un élément essentiel du fonctionnement du marché. Elle permet de préserver une adéquation entre les valeurs de marché et la capacité d’acquisition des ménages. À l’inverse, toute remontée trop rapide des prix ou toute dégradation de la solvabilité des acquéreurs serait susceptible de fragiliser une activité qui demeure sensible à son environnement. Les conditions de financement restent, à ce titre, le principal déterminant du marché. Le relèvement des taux directeurs décidé...

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