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Vie locale

L’étude de zone autour de l’Estuaire de l’Adour révèle des résultats rassurants

© patrickmiramont - stock.adobe.com

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De nombreux représentants étaient présents pour animer la conférence de presse du 13 janvier 2023 qui avait pour objet la présentation des résultats d’une étude des zones réalisée entre 2012 et 2019 autour de l’Estuaire de l’Adour. Outre la présence de Laurence Hardouin, présidente du SPPPI Estuaire Adour — organisme à l’origine de l’étude —, un représentant du Port de Bayonne ainsi que Messieurs les sous-préfets de Bayonne et de Dax, plusieurs représentants de l’ARS et de la DREAL Nouvelle-Aquitaine se sont rassemblés pour présenter les résultats de cette étude et les éclairer selon leurs domaines d’expertise.
Cette large étude de zone, menée sur une période de 8 ans, aura permis de balayer les idées reçues, les craintes ou interrogations que certains pouvaient nourrir. Portée et menée par le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (SPPPI) de l’Estuaire Adour, cette étude a rassemblé tous les acteurs du territoire : collectivités locales, industriels, associations environnementales et riverains. Ils ont tous répondu à l’appel et se sont impliqués pour soutenir cette initiative visant à faire l’état des lieux des pollutions présentes sur la zone de l’Estuaire, et plus précisément sur les communes de Bayonne, Anglet, Boucau et Tarnos. L’objectif sous-jacent était également d’établir l’impact de l’activité portuaire sur l’environnement et la population. En effet, l’existence du Port de Bayonne remonte à 150 ans et ce dernier peut se targuer d’avoir connu un développement constant de ses activités industrielles. Aujourd’hui, le rapprochement des zones résidentielles de la zone portuaire a posé des questions légitimes notamment par rapport à la cohabitation de ces activités. Voici les conclusions de cette étude.

Une pollution historique et « classique »

L’Étude de zone, qui a été confiée à plusieurs bureaux d’étude, a bénéficié d’un appui au pilotage et à la méthodologie apportés par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), un expert public de référence. Le périmètre de recherche qui s’étendait au départ sur une zone de 100 km² a rapidement pu être réduit à deux zones précises, l’une située à Anglet (autour de l’avenue de l’Adour et du Port de plaisance du Brise-Lames) et la seconde localisée entre Boucau et Tarnos (autour de la rue George Lassalle, du Quai de Bazé  et de la route Séverin Latappy). 
Cela a engendré la mise en place de 3 campagnes de mesures, réalisées sur l’air, l’eau, les sols et les végétaux des potagers. Après analyse des résultats, il est apparu que la zone présentait un taux et un type de pollution dit « classique ». En effet, le rapport final de l’Ineris fait état d’une « dégradation relative de l’air, typique d’une situation urbaine ». Il note également « la présence de quelques métaux dans les eaux des puits privés, sans conséquence pour un usage par...

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