Le marché des VÉLOS de ROUTE, une économie en plein essor
Chaque été, des cyclistes venus de tous les horizons du monde viennent arpenter les mythiques routes des cols pyrénéens. Dans un monde où le prix du carburant est en hausse, le vélo s’affiche comme une alternative sérieuse.
La capacité à s’acheter un vélo de route de qualité auprès des plus grandes marques est devenue de plus en plus en difficile. Sachant qu’il existe une multitude de marques de vélo de route, savoir choisir le bon vélo est très compliqué. D’autres marques arrivent à proposer des vélos de route à prix cassé. Mais comment expliquer cette différence.
Les origines et les différences des prix exorbitants
Chaque marque de vélo possède des prix qui varient selon le modèle. Mais pour un modèle identique , avec les mêmes cadres que les professionnels et des composants de milieu de gamme, un écart de prix s’affiche entre les différentes enseignes. Le premier vélo en carbone accessible entre le milieu et haut de gamme des marques est à 5.000 €. Un écart des tarifs qui peut aller de 30 à 40 % pour les vélos de cette échelle-là. Il y a donc un fossé énorme. Les origines de ces montants peuvent s’expliquer de différentes manières.
La première est le rayonnement commercial qu’ont les marques présentes sur les plus grandes courses du calendrier cycliste international, notamment sur le Tour de France. Chaque été au mois de juillet, des millions de personnes sont devant leur télévision ou au bord des routes pour encourager leurs idoles. L’exploit d’un ou d’une de leur meilleur(e) coureur ou coureuse sur un vélo qui gagne une étape est un argument de taille à ne pas négliger. Mais cela ne justifie pas totalement ce prix.
Les composants utilisés sont la deuxième raison : par exemple les roues, les pneus, les dérailleurs… En général, les marques qui composent les vélos sont indépendantes de celle du cadre et donc proposent des prix qui varient selon la marque et la gamme du composant.
La troisième et dernière raison est celle du poids du vélo, de sa rigidité, l’aérodynamisme et l’arrivée des freins à disque et des nouvelles transmissions. Au cours des dernières années, les vélos n’ont jamais été aussi légers et rigides qu’aujourd’hui, cela s’explique par l’utilisation de nouvelles fibres carbone avec des ingénieurs qui par le calcul arrivent sans cesse à baisser le poids et parfois même à passer en dessous de la norme de l’UCI (Union Cycliste Internationale).
À ne pas négliger, les gains aérodynamiques faits par les marques, avec les tests en soufflerie, ce qui a permis de savoir qu’à 40 km/h l’aérodynamisme du vélo rentre en compte. L’arrivée des transmissions électriques pour un passage plus rapide des vitesses et les freins à disque pour un freinage plus prononcé et rapide ont également fait grimper les prix.
Le progrès technique fait par les marques a logiquement fait hausser les tarifs, toutefois cela n’explique pas cet écart entre les enseignes par rapport aux coûts de production. Il peut y avoir deux explications à cela. La première est le mode de distribution alors que certaines marques vendent en direct à leurs consommateurs, tandis que les autres passent par des revendeurs, ce qui augmente de 20 à 30 % les prix, avec la marge du revendeur, la TVA locale plus élevée sur des vélos importés, les coûts de logistique… L’autre raison est que certaines marques justifient ce prix avec des cadres et des fibres de carbone plus élaborées (moulage plus complexe, intégration aérodynamique poussée…).
La concurrence chinoise arrive sur le marché à prix cassé
Ces dernières années, de nouvelles marques chinoises sont arrivées sur le marché du vélo de route. En proposant des prix imbattables, tout en vendant des vélos de qualité dit de même rapport à la performance que les plus grandes enseignes. Des montants défiant toute concurrence avec des tarifs 2 à 3 fois moins chers pour un vélo de route de même gamme. Le seul problème de ces vélos importés de Chine est le SAV (Service Après-Vente). Si le vélo se casse, il pourra être échangé, mais souvent les délais sont très longs, allant de 3 semaines à 3 mois.
La base et l’essentiel d’un bon vélo restent d’être à l’aise dessus et de trouver le meilleur produit, niveau rapport qualité/prix.
