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Économie

La GUERRE en Iran pèse sur la CROISSANCE

© rozentuzjazmowany - stock.adobe.com

Jusqu’en février, les perspectives économiques, dans la zone euro et en France, demeuraient plutôt bonnes, indique l’Insee. Suite au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, la forte hausse du prix des hydrocarbures et l’inflation qui en découle bouleversent ce scénario.

L’Insee a pour habitude d’assortir ses notes de conjoncture d’« aléas ». Des événements, négatifs ou positifs, qui, s’ils se produisaient, modifieraient le cours de l’économie. L’attaque, le 28 février 2026, d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, suivie d’une brusque augmentation du prix du pétrole, constitue l’un de ces « aléas » inattendus.

Fin 2025, l’économie se portait, sinon bien, en tous cas correctement, assure l’Institut de statistique dans sa note de conjoncture, publiée le 24 mars 2026. « Malgré les vents contraires, l’économie mondiale avait plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine », souligne Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture. En 2025, le commerce mondial, tiré par les échanges internes à l’Asie, a progressé de 3,6 %, 0,3 point de plus que l’année précédente. L’économie américaine poursuivait sa croissance, « en dépit d’un marché du travail atone ». 

En Europe, « les économies avaient réussi à enclencher la reprise », même si un décalage subsiste « entre le lièvre espagnol et la tortue allemande ». La France, malgré les incertitudes politiques, a suivi ses voisins, avec une croissance à 0,9 % en 2025, 0,2 point de moins qu’en 2024.

Du jour au lendemain, la guerre au Moyen-Orient a bouleversé cette dynamique. Suite au blocage du détroit d’Ormuz, les prix des hydrocarbures se sont envolés, passant en quelques jours de 63 dollars à plus de 100 dollars le baril pour le pétrole, tandis que le prix du gaz progressait de 50 %. Ceci a entraîné une remontée immédiate de l’inflation. Aux États-Unis, qui produisent pourtant du pétrole, « les ménages subiraient une nette correction de leur pouvoir d’achat », dès ce printemps, indique la note de conjoncture. En Europe, forte importatrice d’hydrocarbures, l’inflation, « propulsée à 3 % », pèserait sur le pouvoir d’achat des ménages et les marges des entreprises. L’Insee envisage, si...

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