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Vie locale

Fipadoc 2026, un Festival CITOYEN

De g. à dr.: Christine Camdessus, Déléguée Générale du Fipadoc, Anne Georget, Présidente du Fipadoc, et Anne Pinatel, Adjointe à la culture de la Ville de Biarritz. © CJ

Mercredi 14 janvier 2026, c’est dans la salle des mariages de la Mairie de Biarritz, qu’Anne Georget, Présidente du Fipadoc, Christine Camdessus, Déléguée générale du festival et Anne Pinatel, Adjointe à la culture de la Ville de Biarritz, ont levé le voile sur la programmation de la 8e édition du Fipadoc. Entre la présentation du nouveau guide du festivalier et l’annonce d’une sélection riche de 150 films, les organisatrices ont dévoilé les têtes d’affiche du festival du documentaire qui se tiendra du vendredi 23 au samedi 31 janvier 2026. Ce rendez-vous s’affirme plus que jamais comme le miroir nécessaire de notre époque.

Une chose est sûre, huit ans après sa création, le Festival International de Programmes Audiovisuels DOCumentaires de Biarritz (Fipadoc) a trouvé sa place au sein de l’agenda culturel local et international. Pour cette édition 2026, le comité de sélection a dû relever le défi colossal de trier plus de 2 400 films reçus pour n’en retenir que 150, issus de 35 pays. Fort d’un record de 44 000 visiteurs enregistrés en 2025, le Festival investit à nouveau 8 lieux de projection répartis à Biarritz et 6 autres disséminés dans le département. La diversité et la pluralité seront au cœur de la sélection, ainsi que des formats et des récompenses : onze jurys formés, quatorze prix à décerner, des courts et longs métrages, les premières œuvres de jeunes artistes, les premiers levés de rideaux d’œuvres prometteuses, des expériences immersives, ou encore des séances d’écoute collectives de podcast.

Réalité et engagement

En ces temps troublés où l’intégrité du monde et de l’information est menacée, le slogan du Fipadoc, « Le festival des histoires vraies », prend une résonance plus grave. Anne Georget et Christine Camdessus ont bien compris l’urgence de la situation et revendiquent pleinement le rôle de « Festival citoyen ». Leur catalogue 2026 incarne en conséquence le monde contemporain dans toute sa complexité : de l’horreur des conflits à la résilience créative. Le documentaire n’est pas traité ici comme un simple divertissement, mais comme une arme de compréhension massive. Anne Georget l’affirme : « Notre conviction est que ces documentaires ont tout pour contribuer à la compréhension du monde, qu’ils peuvent nous aider à vivifier notre humanité et que l’on peut trouver du réconfort dans l’art et la culture ».

Cet engagement se traduit notamment par l’apparition des « Rencontres du Fipadoc », nouveau format où quatre sujets de société sont abordés grâce à des œuvres documentaires, elles-mêmes suivies d’interventions de spécialistes pour éclairer les esprits. Au programme : Gaza, quel avenir ? avec « Qui vit encore » de Nicolas Wadimoff ; Ukraine : la culture contre-attaque avec « L’art et la guerre » d’Andrzej Miekus ; Lanceurs d’alerte et droit à l’information avec « L’homme qui valait six milliards » d’Eugene Jarecki ; Élevage : la ruralité en souffrance avec « Véto de campagne » de Marianne Kerfriden.

Le Festival propose également un aperçu du quotidien de ceux qui vivent les bouleversements géopolitiques, notamment en Iran avec « Œil pour œil » (Tanaz Eshaghian et Farzad Jafari) et « Citoyens enchaînés » (Hesam Eslami), ainsi qu’une série documentaire intitulée « Amérique Latine, un continent sous influence », un récapitulatif indispensable pour comprendre les bascules démocratiques actuelles.

Le beau, un outil au service du monde

Parce que l’art reste un vecteur d’idées et de réconciliation, il devient ici, au même titre que la beauté, un outil qui tantôt sert de rempart, tantôt sert de trait d’union. « La baleine et le musicien » (Valentin Paoli), prévu en soirée d’ouverture, en sera le parfait exemple. Cette histoire singulière et touchante raconte la relation inattendue qui naît entre un musicien et une baleine grâce à la musique. Côté innovation, l’expérience immersive « The Enemy » de Karim Ben Khelifa permettra aux spectateurs de se glisser dans la peau de combattants pour mieux comprendre leurs déchirements moraux et leurs luttes pour retrouver une humanité perdue.

Refléter le monde et ses mille facettes

Amour. Le Festival propose deux films surprenants qui interrogent l’amour moderne. La comédie romantique documentaire « Le cycle de l’amour » d’Orlando von Einsiedel dépeint l’histoire d’un jeune indien intouchable qui reçoit une prédiction astrologique le poussant à entreprendre une traversée du monde à vélo pour rejoindre la Suède. L’œuvre « Renoir in love » (Camille Ménager) questionne de son côté les liens...

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