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Entreprise

ENCADRER l’IA sans brimer les utilisateurs : quelle gouvernance ?

© Odrua Design - stock.adobe.com

La gouvernance de l’IA dans les entreprises est souvent problématique : les utilisateurs l’adoptent très vite, parfois trop vite. Réagir après des incidents - données non fiables ou parties à l’extérieur - ce n’est pas idéal. Comment reprendre le contrôle ?

L’intelligence artificielle pénètre dans les entreprises à grands pas : relations avec les clients, décisions d’embauche, analyse financière, développement de projets, optimisation de la chaîne d’approvisionnement, tous les départements ont des raisons de s’y mettre. Pourtant, il n’est pas facile d’orchestrer tout cela de façon cohérente, en gardant le contrôle. Un fossé se creuse entre l’adoption massive des solutions IA et la capacité des organisations à en maîtriser les contours. Le risque n’est pas tant l’IA elle-même que l’absence de garde-fous.

La plupart des entreprises font face à un paradoxe : freiner la pénétration « sauvage » de l’IA au risque de porter atteinte à l’innovation, ou laisser libre cours aux usages au risque de compromettre la sécurité des données et la conformité réglementaire (cf. le règlement européen « AI Act »).

Mieux vaut prévenir des incidents sérieux - fuites ou compromissions de données - en mettant en place des règles du jeu. On peut encadrer les utilisations de l’IA sans les stopper, sans brimer les utilisateurs « défricheurs », créatifs et inventifs.

Les organisations adoptent l’IA plus vite qu’elles ne peuvent en contrôler l’utilisation, puis s’efforcent de mettre en place des contrôles a posteriori après un incident.

Un manque d’orientations concrètes

Une étude de Advisory X (janvier 2026, auprès de 2 496 Directeurs des Systèmes d’Information [DSI] dans 22 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie) révèle que 94 % des entreprises connaissent des défis importants pour déployer l’IA à grande échelle. Dans 77 % des réponses, la direction déclare l’IA parmi les priorités, mais 65 % disent manquer d’orientations concrètes et d’arguments sur la rentabilité. Les freins concernent également l’alignement et la cohésion des départements, et l’insuffisance en ressources humaines et techniques. Un...

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