Imprimer la page
Vie locale

DIANE D'ANDOINS, « la belle Corisande »

Diane d'Andoins et sa fille Catherine © DR

Louée pour sa beauté légendaire, Diane d’Andoins s’avère être une femme de caractère à l’esprit vif et cultivée. En tant que comtesse de Guiche par son mariage avec Philibert de Gramont, elle dirige ses nombreux domaines d’une main de maître dans une époque troublée par les guerres de religion. Tous reconnaissent sa grande intelligence et son charme incontestable, tel le futur Henri IV qui la considère comme une précieuse amie et non seulement une amante.

Diane d'Andoins naît en 1554 au Château d’Hagetmau où elle passera la plus grande partie de son existence. Fille unique de Paul d’Andoins et de Marguerite de Cauna, elle se retrouve orpheline à l’âge de 5 ans et hérite d’innombrables territoires ainsi que d’une fabuleuse rente annuelle. Elle devient alors la plus riche héritière du Béarn, de Gascogne et de Chalosse. Afin de protéger la jeune Diane, Jeanne d’Albret, Reine de Navarre, la place sous la tutelle d’Antoine 1er de Gramont.

En 1567, sous le patronage de Jeanne de Navarre, un contrat de mariage est signé au Château de Pau entre le fils aîné des Gramont, Philibert, et Diane d’Andoins. Les noces seront célébrées avec faste le 21 novembre 1568, Diane est alors âgée de 14 ans. De cette union naîtront deux enfants, Antoine, futur premier Duc de Gramont et Catherine. Ils combleront Diane de bonheur en ces temps âpres marqués par les guerres meurtrières entre catholiques et protestants qui emportent son mari, Philibert, en 1580.

Par son testament, il confie à Diane, jeune veuve de 26 ans, l’administration de la totalité du patrimoine des Gramont. Elle signe dès lors tous les actes par le patronyme qu’elle s’est choisi, à savoir le prénom de l’héroïne de son roman de chevalerie préféré : Corisande. De par sa beauté reconnue même à la Cour de France, elle sera désignée comme « la belle Corisande ». Grâce à ses charmes, mais surtout en raison de sa colossale fortune, les propositions de remariages affluent. Corisande les diffère, jouissant de sa liberté pour s’adonner à ses passions littéraires et artistiques, tout en défendant et gérant avec doigté son patrimoine.

L’amour des lettres et des arts 

Dotée d’une grande instruction depuis l’enfance, Corisande est une fervente défenseuse de la littérature et des arts, très versée dans l’art de l’écriture. Son goût des lettres la fait côtoyer les grands esprits de son siècle, tel Michel de Montaigne. Il admire l’étendue de la culture et de l’intelligence, de même que les dons littéraires et artistiques, de celle qui devient son amie proche. Ce penchant pour le beau langage la rapproche d’une autre personne qui devient son amie intime et grande...

Cet article est réservé aux abonnés. Pour lire la suite de cet article, vous pouvez acheter notre journal ou vous abonner.
Accédez à toute l'actualité et aux annonces légales en illimité

1 AN
(52 n°)
Hebdomadaire
à partir de 25,00 €/an*

(* Tarif en vigueur en France Métropolitaine,
valable pour la version numérique)

Déjà abonné ?  > je me connecte