Imprimer la page
Entreprise

Cumul emploi-retraite : Des DRH alertent sur le RISQUE de rupture de transmission

© Bojan - stock.adobe.com

Alors que les règles du cumul emploi-retraite doivent se durcir à partir de 2027, plusieurs DRH de grands groupes s’inquiètent des effets de la réforme sur la transmission des compétences. Au-delà du débat sur les retraites, ils alertent sur un enjeu concret pour les entreprises : conserver l’accès à leurs profils les plus expérimentés.

Le cumul emploi-retraite, jusqu’ici souvent utilisé comme un outil souple de fin de carrière, pourrait devenir moins attractif à partir de 2027. C’est ce que redoutent plusieurs directeurs des ressources humaines de grands groupes, parmi lesquels L’Oréal, Vinci, Schneider Electric, Transdev, Bouygues et Sopra Steria, signataires d’une tribune alertant sur les effets économiques de la réforme. Leur inquiétude porte moins sur le principe du maintien en emploi des seniors que sur les conséquences pratiques d’un durcissement jugé trop brutal. « La réforme fait déjà des dégâts », écrivent-ils, estimant que ses effets se font sentir avant même son entrée en vigueur.

Aujourd’hui, le cumul emploi-retraite permet à certains retraités de reprendre ou de poursuivre une activité tout en percevant leur pension, sous conditions. À compter du 1er janvier 2027, il resterait possible avant 67 ans, mais deviendrait moins avantageux. Les revenus tirés d’une activité professionnelle ne pourraient être cumulés sans impact avec la pension que dans la limite de 7.000 euros par an. Au-delà, la pension serait réduite de 50 % du montant dépassant ce seuil. Après 67 ans, le cumul intégral resterait possible.

Fixer un seuil d’écrêtement à 50.000 euros

Ce changement s’inscrit dans une volonté plus large d’inciter les actifs à prolonger leur carrière avant de liquider leurs droits à la retraite. Mais pour les DRH signataires, cette logique risque de produire l’effet inverse de celui recherché : moins de cumul emploi-retraite, sans véritable hausse de l’emploi des seniors. De nombreux salariés pourraient ainsi faire le choix...

Cet article est réservé aux abonnés. Pour lire la suite de cet article, vous pouvez acheter notre journal ou vous abonner.
Accédez à toute l'actualité et aux annonces légales en illimité

1 AN
(52 n°)
Hebdomadaire
à partir de 25,00 €/an*

(* Tarif en vigueur en France Métropolitaine,
valable pour la version numérique)

Déjà abonné ?  > je me connecte